Natale Ghent est une journaliste primée et l'auteure de plusieurs livres pour jeunes adultes, dont No Small Thing, The Book of Living and Dying, The Odds Get Even et, à paraître, Against All Odds.
Mis en candidature pour quatre prix canadiens de littérature pour enfants, dont le prix du meilleur livre pour enfants de l'année de l'Association canadienne des bibliothèques et le prix Silver Birch (Honour Book), No Small Thing est également un des titres choisis de la Junior Library Guild aux États-Unis, et a remporté le prix Borders Original Voices.
Née à Brookfield, en Illinois, Natale Ghent a immigré au Canada très jeune. Elle vit avec sa famille à Toronto. Visite son site Web à www.nataleghent.com.
1. Comment êtes-vous devenue écrivain? Pourquoi écrivez-vous pour les jeunes adultes?
J'écris et j'illustre des histoires depuis l'âge de cinq ans. Ce n'est que beaucoup plus tard que j'ai envisagé d'en faire ma carrière.
J'écris pour les jeunes adultes parce que j'adore les histoires qui ont des enfants et des adolescents comme personnages. C'est une période de la vie qui est très intense et formative, et où il peut arriver toutes sortes de choses étranges et magiques.
2. Votre éducation vous a-t-elle préparée à devenir romancière? Avez-vous trouvé certaines expériences particulièrement utiles pour vous préparer à une carrière d'écrivain?
Mon éducation m'a définitivement préparée à devenir auteure. Les innombrables compositions que j'ai eues à rédiger en littérature anglaise m'ont permis d'affiner mon style. J'ai aussi travaillé comme journaliste, ce qui m'a appris à mener plusieurs projets de front.
3. Comment trouvez-vous vos idées? D'où tirez-vous votre inspiration?
Mes idées viennent de partout – de ma propre vie, d'articles que je lis dans le journal, de bribes de conversation que j'entends, même de mes rêves. Les conversations que j'ai avec mon mari sont aussi une merveilleuse source d'inspiration. Il a une imagination délirante!
4. Quel est votre livre pour jeunes adultes préféré?
Mon livre pour jeunes adultes préféré... C'est vraiment difficile à dire, il y en a tellement! Mais j'aime beaucoup Alice au pays des merveilles.
5. Les jeunes Nord-Américains d'aujourd'hui sont constamment sollicités par des formes de divertissement instantanées comme l'Internet et la télé. Qu'en est-il de la lecture dans tout ça? Cette notion d'« intégration » de la lecture touche-t-elle votre travail d'écrivain et d'auteure?
Lire est essentiellement un acte personnel, mais la lecture rallie aussi des gens qui ont les mêmes intérêts et la même inspiration. Rien n'ouvre l'esprit de cette manière.
Très peu de gens ont la chance de pouvoir lire plusieurs heures par jour. Mais nous trouvons le moyen – une demi-heure avant de se coucher, en allant au travail ou à l'école, et durant nos périodes de loisirs.
Je ne veux pas être en compétition avec la technologie; je crois qu'il y aura toujours des lecteurs, qu'ils choisissent d'acheter un livre sous sa forme traditionnelle ou en version numérique.
6. Trouvez-vous que la littérature canadienne pour les jeunes adultes a quelque chose de spécial?
La littérature canadienne pour les jeunes adultes occupe une place spéciale dans le marché mondial. L'industrie canadienne du livre en général reflète bien les sensibilités des habitants de notre pays, nos philosophies dominantes et les expériences qui nous rassemblent tous dans cette grande mosaïque culturelle.
De bien des façons, nous cherchons par notre travail à révéler de grandes vérités et à établir des liens d'intimité. Il y a de la place pour tous les genres – l'excentrique, le sérieux, le frivole, le noir, le littéraire, le modeste – et pas seulement pour les livres prédestinés à être des bestsellers. Et n'est-ce pas ce qui distingue le Canada? De la place pour tout le monde.
7. Pourquoi est-il important que les jeunes adultes participent à la vie de leur communauté?
Je pense que la participation communautaire est l'un des actes les plus nécessaires et les plus gratifiants. Et les ados y prennent une part tellement importante! Nous avons besoin de leur vision, de leurs espoirs et de leurs rêves pour bâtir un monde meilleur, et cela ne peut se faire qu'au sein de la communauté.
8. Si vous aviez un conseil à donner à l'adolescente que vous avez été, que lui diriez-vous?
Si je pouvais dire une chose à l'adolescente que j'ai été, je lui dirais de ne pas abandonner, de s'accrocher à l'espoir, même le plus ténu. Ne cède jamais au désespoir. Il y a quelqu'un, quelque part, qui te comprend, qui sait ce que tu ressens. Il y a quelqu'un qui a vécu la même chose que toi et qui est passé au travers. Tu peux y arriver, toi aussi.

Meaghan
Phil
Katie
Stupide.ca
Pause pour jouer